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Capital social du dirigeant et performance des entreprises : une étude quantitative auprès des PME du Cameroun (Management & avenir - N°75)

20 pages

Auteurs : François-Xavier MAYEGLE, Françoise Delphine NGO OMAM


Les études sur la performance des entreprises occupent une place importante dans les travaux fondateurs de bien de chercheurs en Sciences de Gestion. Les avis et les résultats sur les impulsions sociales de la performance des entreprises restent divergents cependant. Ainsi, par exemple, les développements menés par Nkakleu (2003) révèlent que les entreprises dont les dirigeants ont des liens sociaux plus nombreux fonctionnent mieux, sont plus performantes que celles dont les liens sociaux des dirigeants le sont moins. Les travaux menés par Baillette (2001) auprès du groupement des chefs d’entreprises du Québec révèlent que le capital social développé par ces dirigeants leur a permis d’accéder à des sources informationnelles très riches et à d’autres ressources variées. Dans la même lancée, Plociniczak (2004) affirme que « l’analyse de la création d’entreprise, et plus généralement, de l’action économique ne peut se passer d’une intégration pleine et effective des cadres relationnels et des structures institutionnelles sans lesquels elle ne pourrait se déployer ». Le présent article se propose de montrer l’impact de la prise en compte du capital social sur le processus de construction de la performance au sein des PME au Cameroun, afin de donner une impulsion de reconsidération de la place des rapports humains et sociaux aux dirigeants dans la construction de leurs performances. Une enquête réalisée auprès de 200 entreprises dans ce pays et à partir d’une approche quantitative aboutit aux résultats suivants : hormis la taille du capital social, la performance des PME camerounaises est influencée par la nature des liens sociaux et le statut social des membres du capital social. Elle permet également de ressortir l’impact de l’investissement dans le capital social sur l’accroissement de leurs performances. 


 

Studies on the performance of enterprises occupy an important place in the foundation work of most of researchers in Management. Opinions and results on social impulsions of the enterprises performance remain however divergent. For example, developments carried out by Nkakleu (2003) shows that enterprises whose managers have more social links function better, are more performant than those with less social relations. Work conducted by Baillette (2001) on chief of enterprises of Québec shows that social capital developed by these managers permitted them to access to a very rich source of information and other varied resources. In the same way, Plociniczak (2004) affirms that : « the analysis of the creation of enterprise and generally economic action can only pass by a full and effective integration of relation group and institutional structures without with it can not be deployed ». The present article is to show the impact of taking into account social capital on the process of construction of performance within the SME in Cameroon, in order to give an impulsion of reconsidering the place of human and social relations to managers in the construction of their performances. An investigation realized in 200 enterprises in our country and from quantitative approach led to the following results : Apart from the size of the social capital, the performance of the Cameroonian SME is influenced by the nature of the social relations and social status of members of social capital. It equally permits to highlight the impact of investment in the social capital on the growth of their performances. 

15,00 €
Revue Management & avenir
Numéro Management & avenir - N°75
Date de parution Janvier 2015
ISSN 1768-5958
Format 165 x 240 mm

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